Le canon de 120 mm long mod 1878 de Bange
- Paul
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Alors mes chéris, on a eu une bonne perme !
Comme vous êtes en forme, on va avancer plus vite.
Donc, les accessoires à ajouter au tube sont .... ?
Jeanma ? ....
...
Bon. Faut tout répéter !
Il y a les tourillons, le renfort de culasse, la frette de liaison avec le système de pointage et l'anneau de levage.
On commence par la frette et le renfort de culasse. L'anneau relié à la frette servira a recevoir la partie supérieure de la bielle de liaison avec le secteur de pointage :


Les tourillons.
C'est du massif, du costaud fait pour durer. De la qualité d'avant-guerre.
Donc à droite, les parties à assembler pour obtenir un beau tourillon comme celui de gauche.

Les tourillons sont posés en place :


On termine par l'anneau de levage, réminiscence moderne des dauphins qu'on voyait sur les canons de Monsieur de Gribeauval ou sur ceux de Monsieur de Vallières.
Bref, ici, c'est de l'acier, et il n'y a qu'un seul anneau.
La position de cet anneau de levage permet d'ailleurs de différencier les tubes d'origine (fabriqués dans les années 1878-80) de ceux fabriqués après 1915. Dans ce dernier cas, l'anneau n'est pas longitudinal, mais transversal.

Quelques nouvelles de l'Arsenal.
Ce w-end, la chaîne de montage a pris du retard dans la fabrication des roues, car le sous-traitant avait envoyé un lot de jantes hors tolérances / limite non-conforme (Ref. Iso 10556. Chap. 45 - Titre VII). On vous tiendra informés du développement de cette affaire. Une commission d'enquête va se réunir, des têtes vont tomber...
Quand à vous, à demain, et rassurez-vous, il reste encore assez de pièces en stock.
Comme vous êtes en forme, on va avancer plus vite.
Donc, les accessoires à ajouter au tube sont .... ?
Jeanma ? ....
...
Bon. Faut tout répéter !
Il y a les tourillons, le renfort de culasse, la frette de liaison avec le système de pointage et l'anneau de levage.
On commence par la frette et le renfort de culasse. L'anneau relié à la frette servira a recevoir la partie supérieure de la bielle de liaison avec le secteur de pointage :


Les tourillons.
C'est du massif, du costaud fait pour durer. De la qualité d'avant-guerre.
Donc à droite, les parties à assembler pour obtenir un beau tourillon comme celui de gauche.

Les tourillons sont posés en place :


On termine par l'anneau de levage, réminiscence moderne des dauphins qu'on voyait sur les canons de Monsieur de Gribeauval ou sur ceux de Monsieur de Vallières.
Bref, ici, c'est de l'acier, et il n'y a qu'un seul anneau.
La position de cet anneau de levage permet d'ailleurs de différencier les tubes d'origine (fabriqués dans les années 1878-80) de ceux fabriqués après 1915. Dans ce dernier cas, l'anneau n'est pas longitudinal, mais transversal.

Quelques nouvelles de l'Arsenal.
Quand à vous, à demain, et rassurez-vous, il reste encore assez de pièces en stock.
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Ouais, tu parles, fatigué comme un lundi ! Voilà ce que c'est que de faire des maquettes en papier tout le ouique-ennde. Et avec les doigts gras en plus à force de se gaver de "moules-frettes"...
Ce soir je vous offre le premier essayage du canon sur son affût.
Savourez. Ca commence à le faire, non ?

Allez une autre pour le plaisir :

Ca passe impeccable, le tube est pile dans l'axe :

Il y a le bloc culasse qui penche un peu, trois fois rien, on va te me vous le remettre en place vite fait.
Pour la prochaine rencontre, nous allons nous occuper d'habiller les tourillons côté affût. Et si on a le temps, entre deux ronflements de M. Jeanma, on va poser la plate-forme.
Et maintenant, une nouvelle qui va passionner M. Jeanma et son radiateur : la chaudière est à l'arrêt pour entretien ...

Moi, je m'en passe très bien, j'ai jamais froid.

Je vous laisse, on m'attend à l'atelier "roues".
A +
Ce soir je vous offre le premier essayage du canon sur son affût.
Savourez. Ca commence à le faire, non ?

Allez une autre pour le plaisir :

Ca passe impeccable, le tube est pile dans l'axe :

Il y a le bloc culasse qui penche un peu, trois fois rien, on va te me vous le remettre en place vite fait.
Pour la prochaine rencontre, nous allons nous occuper d'habiller les tourillons côté affût. Et si on a le temps, entre deux ronflements de M. Jeanma, on va poser la plate-forme.
Et maintenant, une nouvelle qui va passionner M. Jeanma et son radiateur : la chaudière est à l'arrêt pour entretien ...
Moi, je m'en passe très bien, j'ai jamais froid.
Je vous laisse, on m'attend à l'atelier "roues".
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- jeanma
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En tout cas le montage se poursuit nikel. Bon courage pour les roues, j'ai toujours beaucoup de mal avec les trucs à faire plus d'une fois (encore que là tu t'en sors bien, y en à que deux
Comment passer d'un merdier jeté en vrac sur 2d en 3d ordonnée et esthétiquement supportable.
- Paul
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Merci de tes encouragements.
C'est vrai que la roue c'est pas simple, c'est pas seulement un disque ajouré. Il faut assembler la jante, puis le moyeu. Puis il faut centrer le moyeu par rapport à la jante tout en le décalant en hauteur... Ce qu'on appelle le charronnage des roues.
Je vois gros comme une Bertha que je vais être bon pour tracer et assembler un banc de montage pour centrer et caler le tout.
Et après on pourra poser 14 rayons.
Et après il faudra faire la deuxième roue.
Mais après, le canon sera terminé !
... sauf si je décide d'installer les ceinture de roues ...
Bon je descend en chaufferie pour voir ou ils en sont ... on ne sait jamais ?
C'est vrai que la roue c'est pas simple, c'est pas seulement un disque ajouré. Il faut assembler la jante, puis le moyeu. Puis il faut centrer le moyeu par rapport à la jante tout en le décalant en hauteur... Ce qu'on appelle le charronnage des roues.
Je vois gros comme une Bertha que je vais être bon pour tracer et assembler un banc de montage pour centrer et caler le tout.
Et après on pourra poser 14 rayons.
Et après il faudra faire la deuxième roue.
Mais après, le canon sera terminé !
... sauf si je décide d'installer les ceinture de roues ...
Bon je descend en chaufferie pour voir ou ils en sont ... on ne sait jamais ?
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Euh, non, c'est le plateau d'un camion que mon fils avait commencé ... sans le terminer. Je l'ai utilisé pour relever l'affût.
Mais ta remarque est très pertinente.
Car à l'origine, les canons de Bange sont destinés à armer les forteresses. Donc sur une position statique, ce qui a permis l'installation du frein hydraulique Modèle 1883. Ce frein reliait l'affût à sa plate-forme, ce qui n'avait aucune importance en utilisation statique :

Durant la guerre, les canons de Bange de 120 et de 155 étaient dès que possible utilisés sur plate-forme en madriers (La boue des positions de tir valait largement celle des tranchées). On pouvait utiliser le frein de tir hydraulique, ce qui permettait d'accélérer la cadence de tir.
Or, quand on s'est mis à utiliser les ceintures de roues et les coins de recul, on s'est rendu compte que ces dispositifs permettaient en fait d'agir comme des freins de tir. Avec l'avantage de ne pas "fixer" la pièce sur son emplacement.
Car les canons devaient rester mobiles, ne serait-ce que pour se soustraire aux tirs de contre-batterie. On comprend bien comment l'utilisation du frein hydraulique était dangereuse. Ces freins ont rapidement cessé d'être utilisés.
Voici le frein de tir monté sur une pièce de 120 (Avant guerre) :

J'ai répondu à ta question ?
Mais ta remarque est très pertinente.
Car à l'origine, les canons de Bange sont destinés à armer les forteresses. Donc sur une position statique, ce qui a permis l'installation du frein hydraulique Modèle 1883. Ce frein reliait l'affût à sa plate-forme, ce qui n'avait aucune importance en utilisation statique :

Durant la guerre, les canons de Bange de 120 et de 155 étaient dès que possible utilisés sur plate-forme en madriers (La boue des positions de tir valait largement celle des tranchées). On pouvait utiliser le frein de tir hydraulique, ce qui permettait d'accélérer la cadence de tir.
Or, quand on s'est mis à utiliser les ceintures de roues et les coins de recul, on s'est rendu compte que ces dispositifs permettaient en fait d'agir comme des freins de tir. Avec l'avantage de ne pas "fixer" la pièce sur son emplacement.
Car les canons devaient rester mobiles, ne serait-ce que pour se soustraire aux tirs de contre-batterie. On comprend bien comment l'utilisation du frein hydraulique était dangereuse. Ces freins ont rapidement cessé d'être utilisés.
Voici le frein de tir monté sur une pièce de 120 (Avant guerre) :

J'ai répondu à ta question ?
je ne connaissais pas ce système de frein....
en forteresse les canons nretaient pas en permanence sur leur position, les roues servaient donc aux déplacements internes sur chemin carrossable...
ces roues sont pratiquement inutilisables en campagne d'oùu les palettes...
ces pièces sans frein de recul ça devait remuer au départ du coup ....
aurais tu un schéma d'installation de pièced en campagne et en forterresse????
en forteresse les canons nretaient pas en permanence sur leur position, les roues servaient donc aux déplacements internes sur chemin carrossable...
ces roues sont pratiquement inutilisables en campagne d'oùu les palettes...
ces pièces sans frein de recul ça devait remuer au départ du coup ....
aurais tu un schéma d'installation de pièced en campagne et en forterresse????
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En fait, le système c'est le frein et la plate-forme, tous les deux du modèle 1883.
Malheureusement, je n'ai pas de schéma d'installation des freins de tir et des plates-formes.
Pendant la guerre, les plates-formes étaient montées (et démontées) souvent dans l'urgence, et on ne conservait que les pièces de liaison avec le frein.
Pour ce qui est du recul lors du tir, oui, ça bougeait. Seul détail : avec le frein hydraulique, le recul était de 80 cm, ce qui est très faible.
Quand on examine une pièce en position avec les ceintures de roues et les les coins de recul, on peut quand même donner une fourchette maxi d'1 mètre. Là encore, c'est assez faible.

Les canons modernes reculent bien davantage, mais il y a un lien élastique (frein-récupérateur)
En 1878, la pièce d'origine n'était pourvue que d'un "sabot d'enrayage" qu'on glissait sous la roue ... le recul devait être violent et surtout dépointait complètement le canon. En fait, ce sabot d'enrayage qui venait tout droit du système de Gribeauval a été vite abandonné.
Concernant les canons en service dans les fortifications, ils étaient à poste en permanence. Dans ce cas, les roues en bois étaient parfois remplacées par des roues en fer à cause des intempéries.
(Je tiens ces infos de l'étude publiée par le Dr Balliet sur les canons du système de Bange.)
Malheureusement, je n'ai pas de schéma d'installation des freins de tir et des plates-formes.
Pendant la guerre, les plates-formes étaient montées (et démontées) souvent dans l'urgence, et on ne conservait que les pièces de liaison avec le frein.
Pour ce qui est du recul lors du tir, oui, ça bougeait. Seul détail : avec le frein hydraulique, le recul était de 80 cm, ce qui est très faible.
Quand on examine une pièce en position avec les ceintures de roues et les les coins de recul, on peut quand même donner une fourchette maxi d'1 mètre. Là encore, c'est assez faible.

Les canons modernes reculent bien davantage, mais il y a un lien élastique (frein-récupérateur)
En 1878, la pièce d'origine n'était pourvue que d'un "sabot d'enrayage" qu'on glissait sous la roue ... le recul devait être violent et surtout dépointait complètement le canon. En fait, ce sabot d'enrayage qui venait tout droit du système de Gribeauval a été vite abandonné.
Concernant les canons en service dans les fortifications, ils étaient à poste en permanence. Dans ce cas, les roues en bois étaient parfois remplacées par des roues en fer à cause des intempéries.
(Je tiens ces infos de l'étude publiée par le Dr Balliet sur les canons du système de Bange.)
le recul devait dépendre beaucoup de l'inclinaison en site du tube....
le gros avantage des rampes c'est quand même le retour en batterie de la pièce par son simple poids...
sur le 75 c'est le tube qui recule, pas l'affût ce qui est un progrés énorme..
sans plateforme la précision devait être aléatoire, merci le dévers
je ne suis pas trop d'accord avec les pièces laissées dehors en permanece...
j'ai fréquenté des forts laissés d'origine et les abris étaient bien visbles à peu de distance des emplacements, parfois dessous....
à mon avis c'était le cas en temps de paix...
n'empêche le papier mène à tout
nous vlà partis dans l'histoire
le gros avantage des rampes c'est quand même le retour en batterie de la pièce par son simple poids...
sur le 75 c'est le tube qui recule, pas l'affût ce qui est un progrés énorme..
sans plateforme la précision devait être aléatoire, merci le dévers
je ne suis pas trop d'accord avec les pièces laissées dehors en permanece...
j'ai fréquenté des forts laissés d'origine et les abris étaient bien visbles à peu de distance des emplacements, parfois dessous....
à mon avis c'était le cas en temps de paix...
n'empêche le papier mène à tout
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On poursuit le montage du canon.
Comme nous l'avons dit, le tube est relié à l'affût par l'intermédiaire des tourillons.
Ceux-ci tournent dans un logement de l'affût, et c'est à cet endroit que nous allons opérer.
Les logements des tourillons sont protégés par des flasques.
Voici leur montage:

Comme toutes les parties qui supportent le tube, ces pièces sont épaisses. On les contrecolle sur de la carte.
Puis on pose en place :

On reviendra aux tourillons plus tard.
Passons maintenant aux volants de réglage de l'inclinaison du tube.
Il y en a deux, ils agissent sur un pignon qui lui-même agit sur le secteur denté de pointage.
Un petit dessin vaut mieux qu'un long discours :

Voici à droite les pièces constitutives du volant, le volant terminé à gauche.

Et le voici en place :

On continue par la pose de la plate-forme qui permettait de charger aisément la pièce sans l'aide d'un escabeau.
La pièce découpée avant collage :

On la pose :

On a bien travaillé.
Demain on installe les bielles du secteur de pointage, travail de précision.
Comme nous l'avons dit, le tube est relié à l'affût par l'intermédiaire des tourillons.
Ceux-ci tournent dans un logement de l'affût, et c'est à cet endroit que nous allons opérer.
Les logements des tourillons sont protégés par des flasques.
Voici leur montage:

Comme toutes les parties qui supportent le tube, ces pièces sont épaisses. On les contrecolle sur de la carte.
Puis on pose en place :

On reviendra aux tourillons plus tard.
Passons maintenant aux volants de réglage de l'inclinaison du tube.
Il y en a deux, ils agissent sur un pignon qui lui-même agit sur le secteur denté de pointage.
Un petit dessin vaut mieux qu'un long discours :

Voici à droite les pièces constitutives du volant, le volant terminé à gauche.

Et le voici en place :

On continue par la pose de la plate-forme qui permettait de charger aisément la pièce sans l'aide d'un escabeau.
La pièce découpée avant collage :

On la pose :

On a bien travaillé.
Demain on installe les bielles du secteur de pointage, travail de précision.
